Essaims d'abeilles

Voici quelques photos d'essaims d'abeilles. Il s'agit des abeilles (apis mellifera) qui forment de grosses colonies, et qu'on élève. Il y a beaucoup d'autres espèces d'abeilles et d'insectes cousins.

Photo d'un essaim

 

 

Photo d'un essaim

 

Essaim dans un arbre

Voici à quoi peut ressembler un essaim d'abeilles dans un arbre.

essaim dans un tuya

 

Coup de chance, celui-ci a choisi l'extérieur de la cheminée. Quand il s'installe à l'intérieur, il est beaucoup plus difficile de les déloger!

essaim sur une cheminée

On voit bien sur cette image que les abeilles volent avec les pattes pendantes, contrairement aux guêpes.

essaim dans une haie

Dans une haie.

Essaim qui a construit

Celui-ci a déjà construit des rayons de cire, il sera plus difficile à récupérer...

On peut s'en approcher, mais il faut éviter de se trouver dans les trajectoires de vol des abeilles.


 

Essaims d'abeilles

Voici quelques photos d'essaims d'abeilles. Il s'agit des abeilles (apis mellifera) qui forment de grosses colonies, et qu'on élève. Il y a beaucoup d'autres espèces d'abeilles et d'insectes cousins.

Photo d'un essaimEssaim dans un arbre

Voici à quoi peut ressembler un essaim d'abeilles dans un arbre.

essaim dans un tuya

 

Coup de chance, celui-ci a choisi l'extérieur de la cheminée. Quand il s'installe à l'intérieur, il est beaucoup plus difficile de les déloger!

essaim sur une cheminée

On voit bien sur cette image que les abeilles volent avec les pattes pendantes, contrairement aux guêpes.

essaim dans une haie

Dans une haie.

Essaim qui a construit

Celui-ci a déjà construit des rayons de cire, il sera plus difficile à récupérer...

On peut s'en approcher, mais il faut éviter de se trouver dans les trajectoires de vol des abeilles.




 L'Essaimage

 


L'essaimage est naturel chez les abeilles: quand la colonie est bien développée, au mois de mai juin, la vieille reine quitte la ruche avec la moitié de ses congénères toutes castes confondues et, dans la ruche va naître une nouvelle reine. C'est leur façon de multiplier l'espèce.

 

Cette essaimage naturel est un peu anarchique et désorganise le rucher si l'on considère le point de vue production de miel.

Pour remédier à cet inconvénient il faut être maître du renouvellement des reines, soit par un élevage dédié de ces reines, mais cela necessite un matériel et des techniques assez sophistiquées; soit par essaimage artificiel. C'est ce dernier point que nous abordons ici.

Pour procéder à l'essaimage artificiel il faut bien connaître les cadres qui constituent la ruche, en particulier les cadres de couvain.

Description des cadres; Cadre de couvain.

 

 

Dans une ruche Dadant, par exemple, il y a dix cadres; l'essentiel de la colonie d'abeilles est rassemblé au centre de la ruche, sur cinq ou six cadres. C'est là que se trouvent les cadres de couvain. Les cadres de périphérie sont plutôt chargés en pollen, en miel, voir vides si la colonie est plutôt faible.

Un cadre de couvain est composé de trois parties:

  • au centre du couvain de tout âge: des cellules ouvertes desquelles les abeilles sont nées, des cellules encore operculées, des larves de différents âges;

à la périphérie, du couvain, encore, mais plus sûrement des larves et des oeufs de moins de trois jours que l'on peut reconnaître à leur positionnement dans l'alvéole: verticaux le premier jour, inclinés à 45° le second, couchés au fond de l'alvéole le troisième jour;

  • à la périphérie toujours, mais au-delà du couvain, du pollen;
  • au bord du cadre, mais préférentiellement en haut, on trouve du miel.

L'Essaimage artificiel.

 

 

    • Le but de l'essaimage est, soit d'augmenter le nombre de colonnies, soit d'élever de nouvelles reines qui remplaceront les reines âgées du rucher.
    • Il y a autant de méthodes d'éssaimage qu'il y a d'apiculteurs, chacun adaptant sa méthode selon sont observation et sa réussite. Plusieurs méthodes sont proposées dans les manuels d'apiculture mais ne sont pas toujours faciles à réaliser.
    • Nous proposons ici trois méthodes. La condition essentielle pour réussir l'essaimage artificiel est d'utiliser une forte colonie.
  • Essaimage par division simple.

    Pour entreprendre cet essaimage il est nécessaire de posséder 2 ruchettes de cinq cadres.

    Répartir 5 cadres dans chaque ruchette de façon à avoir:

    • au minimum 1 cadre de couvain contenant des oeufs de moins de trois jours (sinon aucune chance de réussite);
    • un cadre de pollen et miel positionné sur un côté du cadre de couvain;
    • un cadre de miel poditionné sur l'autre côté du cadre de couvain;
    • complèter les ruchettes des cadres restant;
    • répartir les abeilles dans les deux ruchettes.
    1. Les deux ruchettes vont rester sur place.

    Les deux ruchettes peuvent rester à l'emplacement de la ruche qui a servi à cet essaimage. En observant l'arrivée des butinneuses, qui se dirigent de préférence vers la ruchette où la reine se trouve, on repère la ruchette royale. Cette ruchette est éloignée vers l'arrière, de deux ou trois mètres, de façon à favoriser le retour des butinneuses dans la ruchette orpheline et maintenir une bonne proportion d'abeilles dans celle-ci.

    De façon à favoriser le maintien des abeilles dans les ruchettes orpheline et royale il est conseillé de nourrir les colonies avec du sirop 50/50, dès la séparation.

    Malgrè toutes ces précautions, dans bon nombre de cas, les abeilles orphelines retournent vers la reine mère. C'est l'échec assuré de l'essaimage.

    1. Déplacement d'une ruchette.

    Déplacer une des ruchettes, la ruchette orpheline, dans un autre rucher distant d'au moins 1,5 km. L'identification de la ruchette royale n'est pas nécessaire.

    1. Isolement d'une ruchette.

    Il y a possibilité d'isoler une ruchette dans une cave fraîche et obscure pendant 48 heures, si la ruchette est équipée de grilles d'aération, et en obstruant l'entrée par une grille ou tout autre matériau.

    Au bout de 48 heures, la ruchette peut être remise dans le rucher.

    Dans tous les cas, le nourrissement au sirop 50/50 est recommandé.

  • Quest-ce-qui se passe?
  • La ruchette contenant la reine va sedévelopper normalement. Au bout de quelques semaines transvasement dans une ruche 10 cadres.
  • La ruchette orpheline va commencer par commencer par construire des cellules royales en plus ou moins grand nombre.
  • Trois ou quatre jours après l'essaimage, vérifier la présence de cellules royales.
  • Le 11ème jour après l'essaimage, conserver deux belles cellules royales et détruire les autres. Cela demande beaucoup de précautions.
  • La naissance de la reine aura lieu entre le 12ème et le 15ème jouir.
  • Vérifier, en ouvrant la ruchette, entre le 25ème et 30ème jour que la nouvelle reine s'est mise à pondre.
  • Essaimage en éventail.
  • Le but de cette méthode est d'obtenir un nombre important de cellules royales. Pour cela il faut pratiquer cette opération sur une colonie très forte.
  • Il est important, dans cette méthode, de respecter les dates des différentes opérations:
    • jour J: suppression de la reine de la ruche (jour j);
    • jour J+11:répartition des cadres contenant des cellules royales dans autant de ruchettes qu'il y a de cadres avec cellules royales;

      répartir les cadres de la ruche dans les ruchettes, puis complèter par d'autres cadres batis ou non batis, mais contenant de la cire gaufrée;

      répartir les abeilles dans les différentes ruchettes et positionner les ruchettes en éventail autour de l'emplacement de la ruche initiale, de telle manière que les butineuses se répartissent équitablement dans les ruchettes;

      nourrir ces ruchettes pendant au moins un mois.

    •  

    •  
  • Méthode proposée par M. MARY dans Apiservices.com.
  • Il nous faut disposer de ruches en pleine forme, pleines d’abeilles, comme elles le sont normalement au mois de mai. Et puis, en « pompant » une, deux, voire trois colonies existantes, on va en créer une nouvelle sans affaiblir sensiblement ces colonies « donneuses ». Puisqu’on va leur voler à chacune un ou deux cadres de couvain, d’abeilles et de provisions.
  • Les nouvelles petites colonies créées seront mises non pas dans de grands corps de ruche, mais plutôt dans des ruchettes de cinq ou six cadres. Nous emmènerons donc au rucher une ou des ruchettes vides, équipées de cadres de cire gaufrée.
  •  
  • Etape 1
  • Pour l’opération, nous placerons une ruchette ouverte et vidée de ses cadres, à proximité immédiate, derrière les ruches donneuses que nous allons « délester » chacune d’un cadre ou deux, abeilles comprises, donc sans secouer ces cadres.
  • Ces ruches étant ouvertes comme pour une visite, on enlèvera d’abord un cadre de bordure, qu’on place debout, en attente, contre la ruche à l’extérieur. Ceci nous donne la place pour manipuler les cadres suivants sans trop de risques pour les abeilles et aussi la reine.
  • Il nous faut disposer de ruches en pleine forme, pleines d’abeilles, comme elles le sont normalement au mois de mai.
  •  
  • Etape 2
  • On prendra donc pour mettre dans la ruchette un premier cadre avec provision de miel et pollen et aussi les abeilles attenantes.
  • Et puis on choisira plus loin un beau grand cadre de couvain, operculé le plus possible, avec ses abeilles bien sûr, qu’on mettra à la suite dans la ruchette.
  • Attention toutefois ! Bien prendre le temps de regarder avec minutie ces cadres sur les deux faces, la reine pourrait y être ; alors que celle-ci doit rester dans la ruche.
  •  
  • Etape 3
  • Si on a pris deux cadres dans cette ruche, on y remet deux cadres en cire gaufrée en échange; un en bordure, ou les deux.
  • Mais s’il y a chaleur et miellée, on peut en mettre un au centre du couvain, il sera construit et pondu dans la « foulée ».
  • Et puis on complétera notre ruchette avec la ruche suivante, en lui prélevant, à elle aussi, deux cadres : un de couvain operculé également, et un autre avec provisions et, bien sûr, les abeilles.
  • Une précaution toutefois qui consiste, avant de refermer la ruchette nouvellement constituée, à arroser les abeilles avec un demi-verre de sirop, au-dessus des cadres. Elles seront ainsi occupées à se lécher, et ça crée la convivialité.
  • La ruchette est alors refermée pour être conduite dans un autre emplacement à quelques km au moins.
  • Sans quoi, les butineuses reviendraient à leur ruche d’origine.
  •  
  • Questions
  • Peut-être vous posez-vous la question de ce mélange d’abeilles de colonies différentes ? C’est en fait sans problème particulier. Là, je vous ai indiqué comment faire une ruchette avec deux ruches, mais ça peut être tout aussi bien avec trois, voire quatre colonies, si on ne veut pas affaiblir les ruches donneuses.
  • Autre question : cette ruchette n’a pas de reine, que devient-elle ?
  • Eh bien si on ne fait rien de plus, les abeilles vont en élever, édifier une ou des cellules royales, et se remérer elles-mêmes. Ça a l’inconvénient de prendre du temps. Mais si par chance, dans une des ruches donneuses en préparation d’essaimage, on trouvait un cadre de couvain avec une cellule royale, bien sûr c’est ce cadre-là qu’on mettrait dans la ruchette.
  • Et puis, celui qui veut faire beaucoup de ruchettes de cette façon peut faire un élevage de reines à l’avance. Et disposer pour le jour des essaims, de cellules royales operculées, au stade du 11e jour après le transfert de larves naissantes. Et là, on greffe sur un des cadres de couvain de la ruchette une cellule royale prête à éclore.
  • Enfin, pour ceux qui achètent des reines fécondées, on peut aussi les mettre de suite dans leur cage d’introduction, entre deux cadres de la nouvelle ruchette. Voilà. Vous pouvez essayer.
  • C’est amusant ce mélange d’abeilles. Et un nouvel essaim toujours porteur d’espoir.
  • Bonne chance !

 


 

Cueillette d'un essaim d'abeilles

 

Cueillette d'un essaim d'abeilles

Un essaim dans un cerisier (les cerises étaient excellentes!)

 

Essaim dans un cerisier

Essaim dans un cerisier

C'est une cueillette facile, installation de la ruchette :

essaim et ruchette

Un peu de fumée pour indiquer la direction aux abeilles
 

l'apiculteur

fumée

Ca commence à rentrer

La fumée pour aider

Il n'y a plus qu'à attendre

 

 

 

C'est bientôt fini, on voit sur la ruchette des abeilles qui appellent le reste de l'essaim. Elles écartent les 2 derniers segments de leur abdomen pour faire apparaître une glande odorante et battent des ailes pour propager l'odeur.

Quelques jours plus tard, transvasement de la ruchette dans une ruche...

Les premières appellent les autres

Contrôle de la ponte

 

Les dernières abeilles rentrent dans la ruche

 

Attraper un essaim

On ne devient pas apiculteur par hasard. C’est une démarche réfléchie car cela nécessite de posséder des connaissances et des compétences qui ne sont pas intrinsèques chez l’Homme et l’abeille étant “piquante”, mieux vaut prévenir que guérir.

Je me souviens qu’a partir du moment où j’ai décidé de faire de devenir apiculteur, j’ai eu des difficultés pour obtenir des informations.

Les apiculteurs que je connaissais étaient de la vieille école, quasi autodidactes ou transmission familiale, et sans aucune documentation théorique autre que des vieilles revues datant de 15 ans.

L’apiculture sur Internet était inexistante à l’époque, et l’information apicole ne paraissait pas dans les médias…

Lorsque j’ai rencontré le Syndicat des Apiculteurs du Val d’Essonne, cela m’a permis d’acquérir des compétences pratiques au travers de la conduite du rucher école avec les autres élèves. Egalement, j’ai connu les revues apicoles françaises auxquelles je me suis abonné.

Les discutions et échanges avec d’autres apiculteurs d’expériences et d’âges variés m’ont permis de comprendre beaucoup de chose et de m’apercevoir qu’on apprend à tout âge et que l’échange intergénérationnel est très enrichissant.

Ainsi, je me suis empressé de lire nombres de références conseillées.

Je pense qu’avant de commencer des cours pratiques, il est important d’acquérir un bagage théorique au travers de livres. Je vous livre les références des livres que je considère comme important pour la constitution de se savoir apicole.

Vous pourrez trouver ces références sur les sites suivants :

http://www.apiculture.com/unaf/livres_unaf.pdf

http://www.apiculture.com/abeille-de-france/index.htm?../sna/livres.htm&1

http://www.apiculture.com/goodies/books.htm

Attraper un essaim :

 

Je n’aborde ici que le cas des essaims à l’air libre, c’est à dire pas dans un mur, une cheminée, ou autre tronc d’arbre ou tas de bois. L’essaim installé entre une fenêtre et un volet peut être capturé en utilisant la méthode que je décris. Si l’essaim a bâti des rayons de cire et que la reine y a pondu, le comportement des abeilles sera celui qu’elles auraient dans une ruche; ce qui ne rend pas la tache impossible mais nécessite plus de matériel, de préparation, d’expérience et de motivation.

 

L'objectif est de mettre l'essaim dans un contenant.

Ce contenant doit permettre une aération car les abeilles ont besoin de respirer et de se refroidir. En effet, la température d'une ruchette fermée augmente très rapidement et sans aération, on arrive rapidement à l'étouffement. Ce contenant doit pouvoir être fermé, pour transporter l'essaim.(tout en maintenant une possibilité d'aération). Pour ma part, j'utilise des ruchettes de 4, 5 ou 6 cadres, ou directement des ruches pour les très gros essaims. Mais dans l’absolu un simple carton suffit, c’est juste une question de feelling.

 

Pour attraper un essaim, il faut avoir un minimum de connaissance du comportement de l'abeille.

Avant de quitter sa ruche, un essaim fait quelque provision. Ainsi, de nombreuses abeilles de l'essaim se sont gorgées de miel avant de quitter leur ruche d'origine. Cette réserve de miel équivaudrait à peu près à 3 jours d'autonomie. Les essaims sont moins belliqueux car ils n'ont pas grand chose à défendre (pas de miel, pas de cire, pas de couvain). Un tempérament belliqueux ne lui faciliterait pas la vie car les abeilles ayant piqués meurent sans être utiles à la future colonie. Or l'essaim partant de rien, a besoin de tout reconstruire et pour cela de tout le dynamisme de toutes les abeilles qui le compose. D'ailleurs une ruche qui se prépare à l'essaimage voit son activité baisser; les abeilles s'économisent en prévision du surccrois de travail qu'elles vont devoir mettre en oeuvre. Il est assez rare de voir un essaim agressif, et cela peu être le signe qu'il a un problème, ou qu'il est en fin de réserve de miel. Les abeilles étant moins gorgées de miel, sont susceptibles de piquer plus facilement.

 

L'essaim doit tout reconstruire. Pour cela il lui faut produire de la cire. Pour produire 1 kg de cire, les abeilles doivent produire puis consommer 8 à 10 kg de miel qui seront transformés en cire par les jeunes abeilles cirières. Sans cire, la reine ne peut pas pondre et la colonie est vouée à disparaître.

 

Pour cette raison, lorsque vous apportez une ruchette avec 5 ou 6 cadres, vous leur offrez un capital de démarrage non négligeable; en effet, chaque feuille de cire pèse 100 g. Si vous apportez de la cire bâtie, vous leur facilitez encore mieux le travail. L'idéal étant des cadres déjà battis, contenant un peu de miel et de pollen. Ainsi, la reine se remet à pondre très rapidement.

 

Personnellement, pour capturer un essaim, je met dans la ruchette un vieux cadre avec de la cire noire en bord de ruchette (rive), puis tous les autres cadres en cire neuve non bâtie. La cire noire attire bien les essaims. Par la suite, lorsque la colonie sera transférée dans une ruche, ce cadre de cire noire se retrouve en rive, et il est aisé de le retirer pour le remplacer par un cadre moins vieux ou en cire neuve. Au pire des cas il sera récupéré le printemps prochain lors du renouvellement des cires.

 

L'opération consiste à positionner la ruchette sous l'essaim, le plus proche possible. L'idéal étant que la grappe soit en contact avec le haut des cadres de la ruchette. Ensuite, lorsque c'est possible, il faut faire en sorte que la grappe se détache de la branche pour entrer dans la ruchette. Parfois la grappe en contact avec les cadres, va d'elle même dans la ruchette. D'autres fois il faut les aider en donnant un coup sec sur la branche à laquelle est suspendue l'essaim, ce qui fait tomber la grappe sur les hauts des cadres, et les abeilles rentrent progressivement dans la ruchette. Lorsqu'on est trop loin de la grappe, on peut prendre des paquets d'abeille de la grappe (avec des gants ou une pelle à poussière), et les déposer sur le haut des cadres de la ruchette. Les abeilles visitent, puis assez rapidement, un certain nombre d'entre-elles battent le rappel et incitent les autres à les rejoindre. Les abeilles d'un essaim s’orientent beaucoup au bruit, donc tant qu'il n'y a pas 80 % des abeilles dans la ruchette, il faut laisser le toit ouvert. Lorsque la majorité des abeilles est entrée, on peut fermer le toit afin de les inciter à passer par l'entrée "officielle", et guider à la fumée celles qui sont sur les parois, et celles qui sont restées sur la branche. Sur la branche il y a parfois des début de construction en cire blanche; il est souhaitable de les détruire, de les enfumer, de mettre de l'eau dessus afin que les abeilles ne soient plus attirées par l'odeur, pour qu'elle aillent rejoindre la majorité de la grappe, dans la ruchette. Plus on met d'abeilles dans la ruchette plus le succès est assuré. Globalement, jusque là il faut compter 1 heure.

 

Selon si l'essaim est dans un lieu public avec beaucoup de passage, ou chez un particulier, vous pouvez laisser la ruchette et revenir la chercher à la nuit tombée. Dans le cas d'un lieu public, il faut emmener la ruchette. Donc dès que vous avez 90-95 % des abeilles et que la situation n'évolue plus beaucoup, vous fermez l'entrée de la ruchette et vous emmenez tout ça sur votre rucher. Les abeilles restantes retourneront à leur ruche d'origine. Les abeilles qui sont sur la ruchette y restent en général. Pour les transports en voiture, vous devez faire en sorte que la ruchette reste stable, ne soit pas secouée... Lorsque je les transporte sur le siège passager, je leur mets la ceinture.

Rendu sur vore rucher, vous pouvez regrouper l’essaim pour renforcer une colonie ou le faire se développer pour augmenter votre cheptel. Si vous souhaitez faire se développer cette colonie il faudra la suivre et la nourrir si l’apport naturel de nectar n’est pas suffisant. Par exemple, si vous donnez des cires à bâtir, il est conseillé de nourrir, les cires seront batties plus rapidement.